LES ARTISTES ITALIENS AU SERVICE DE LA PROPAGANDE FASCISTE. LES DONS D'ŒUVRES ITALIENNES AUX MUSÉES FRANÇAIS (1932-1936)

Antonio MARAINI (1886-1963)

Le sculpteur Antonio Maraini fut aussi un homme politique très impliqué dans la politique culturelle du régime fasciste. Secrétaire général de la Biennale de Venise de 1928 à 1942, il fit en particulier admettre le cinéma au sein de cette dernière en obtenant la création de l’Exposition internationale d’Art cinématographique de Venise (la Mostra) en 1932.

Il joua par ailleurs un rôle important dans l’organisation d’expositions d’art italien à l’étranger. Souvent présent à Paris, il fut par exemple mêlé à l’organisation de l’exposition de la galerie Georges Bernheim, 22 artistes italiens modernes, de mars 1932. Il succéda cette année-là à Cipriano Efisio Oppo comme Secrétaire national du Syndicat fasciste des Beaux-Arts et fut le commissaire italien de l’exposition L’art italien des XIXe et XXe siècles présentée au Jeu de Paume en mai 1935. Parallèlement, il siégea d’abord à la Chambres des Députés, puis à partir de 1939 à la Camera dei Fasci e delle Corporazioni (organe législatif du gouvernement italien qui se substitua à la Chambre des Députés de 1939 à 1943).

Deux œuvres de Maraini figurent dans les collections françaises. A la suite de l’exposition du Jeu de Paume de 1935, l’Etat acquit une copie d’un Saint-Georges appartenant à Mussolini.

En 1936, la donation Sarmiento à la Ville de Paris incluait également Les Evangélistes, une pièce composée de quatre panneaux en bronze qui avait été déjà exposée à la galerie Marseille en 1933.

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