LES ARTISTES ITALIENS AU SERVICE DE LA PROPAGANDE FASCISTE. LES DONS D'ŒUVRES ITALIENNES AUX MUSÉES FRANÇAIS (1932-1936)

Mario SIRONI (1885-1961)

http://www.settemuse.it/pittori_scultori_italiani/mario_sironi.htm

Sironi est né le 12 mai 1885 en Sardaigne et mort le 13 août 1961 à Milan. Venu très tôt à Rome avec sa famille, il abandonne des études d’ingénieur et commence à fréquenter l’Académie des Beaux-Arts. Il entre ensuite dans l’atelier de Giacomo Balla et se lie d’amitié avec Gino Severini et Umberto Boccioni.

Dans ses premiers dessins et collages (1912-1915), il reprend les thèmes futuristes de la machine, de la vitesse et de la mécanisation de l’objet, de l’homme robot. En 1917 un tableau comme Il camion giallo (Le camion jaune) – marque un tournant dans son œuvre.

De retour de la guerre, il commence également à travailler pour Il Popolo d’Italia de Mussolini, pour lequel il réalise près de mille illustrations, et fait la connaissance de Margherita Sarfatti qui collabore à ce journal. Comme Marinetti et Funi, il adhère dès le premier jour aux Faisceaux de combat (1919).

Membre fondateur du Novecento en 1922, il sera l’un des principaux propagandistes du régime mussolinien dans le champ des arts visuels. A la fin des années 20, il rompt avec le néoclassicisme qui domine la scène artistique italienne et opte pour un primitivisme qui veut exprimer la vitalité et de la radicalité de la révolution fasciste (voir ci-dessous Due Figure, don Frua de Angeli 1932).

Il est l’un des initiateurs de l’art mural italien des années 30, voie dans laquelle il s’engage en 1931 en créant un vitrail pour le Bâtiment des Corporations de Marcello Piacentini (Rome), édifice pour lequel il réalise une série d’allégories à la gloire de l’Italie moderne. En 1932, il joue un rôle majeur dans la réalisation de l’Exposition de la révolution fasciste qui se tient au Palais des expositions à Rome à l’occasion du dixième anniversaire du régime, et publie Le Manifeste de la peinture murale Celui-ci trouvera un terrain d’application lors de la Ve Triennale de Milan (1933), à l’organisation de laquelle Sironi contribue en tant que membre du Comité de direction. La fresque qu’il réalise à cette occasion est une fois de plus une allégorie du travail, élevé à une dimension mythique*.

Au milieu des années 30, dans la droite ligne de la politique culturelle de Mussolini, alors centrée sur l’idée de romanité, il produira un ensemble de travaux exaltant le nouvel ‘Empire romain.

* Voir Sironi. Monumental Work, MART, Rovereto, 17th Dec. 2005 – 29th Dec. 2006 (catalogue en italien et en anglais).

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Oeuvre entrée dans un musée français dans les années 30

Don Frua de Angeli (Jeu de Paume, 1932)

Autres  oeuvres dans les musées français

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