LES ARTISTES ITALIENS AU SERVICE DE LA PROPAGANDE FASCISTE. LES DONS D'ŒUVRES ITALIENNES AUX MUSÉES FRANÇAIS (1932-1936)

Massimo CAMPIGLI (1895-1956)

Né à Berlin en 1895, Massimo Campigli, de son vrai nom Max Ihlenfeld, passe sa jeunesse à Milan et demandera la nationalité italienne. En contact avec les peintres futuristes, il collabore au journal d’avant-garde Lacerba auquel il donne des textes et dessins, puis après le premier conflit mondial, il est envoyé à Paris comme correspondant de presse pour le quotidien milanais Corriere della Sera (1919 – 1927).

C’est seulement après son arrivée en France qu’il se met réellement à peindre. Marqué par le cubisme et par la peinture métaphysique de De Chirico, Carrà, il organise sa première exposition personnelle à la Galerie Bragaglia à Rome en 1923.

A partir de 1928, il rejoint le groupe des Italiens de Paris auquel participent De Chirico, De Pisis, Renato Paresce, Savinio, Severini et Mario Tozzi. La même année, alors qu’il participe pour la première fois à la Biennale de Venise, une visite au Musée étrusque romain de la Villa Giulia lui inspire une série d’œuvres qui s’inspirent de la technique traditionnelle de la fresque. Son iconographie, qui renvoie aussi aux fresques crétoises et pompéiennes, à celles du Quattrocento, ainsi qu’aux portraits du Fayoum, évoque une culture méditerranéenne archaïque, et des « types » humains intemporels.

En 1929, sa première exposition personnelle se tient à la galerie Jeanne Bucher. Dans les années 30, il exposera à Venise, New York, Milan, etc. Il restera jusqu’en 1939 à Paris, où il revient après la Seconde Guerre mondiale, et expose de nombreuses fois ù la Galerie de France. En 1967, une exposition rétrospective lui sera consacré au Palazzo Reale de Milan. À partir de cette date, il partage son temps entre Rome et Saint-Tropez.

Ecrits :

– Massimo Campigli, Scrupoli, avec 5 dessins de Campigli, Edizioni del Cavallino, Venise, 1965.

Oeuvres entrées dans les musées français dans les années 30

Don Frua de Angeli (Jeu de Paume, 1932)

Don Sarmiento (Ville de Paris, 1936)

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